Le bord d'aile de Cassin

 

 

 

 

Mais d'abord, qui suis-je ?
Autant commencer par me présenter, c'est la moindre des choses. Bonjour, je m'appelle Cassin ! Marc de mon prénom, Normand de naissance et de cœur (descendant de viking, si si), et à l'heure où je débute ce petit site web sans prétention, je viens de passer le cap des 500h de vol sur FSX. Bon, je ne me prétends pas un "pro" pour autant, juste un "amateur éclairé" qui souhaite simplement faire partager son expérience parce que, après tout, on a tous eu besoin d'un coup de pouce pour comprendre un truc, un jour ou l'autre.

Je vole principalement sur de petits avions de tourisme, qui ont ma préférence aux gros avions de ligne pleins de boutons qui font peur (même si je ne rechigne pas devant un petit vol en Boeing de temps à autre), mais cela dit, je suis loin encore de "maîtriser" (autant qu'on peut le faire sur un simulateur) les jets. Ce pourquoi je ne parlerais pas trop de ces avions à rédaction réaction dans ces pages, bien que le principe soit le même et pas difficile à transposer. En théorie du moins, car en pratique, c'est une autre paire de manches (à air). Bref, je me considère toujours comme débutant quoi :op

Et le vol réel alors ? Ah ça, j'aimerais ! Si j'en avais les moyens je passerais mes brevets de pilote, ça c'est sûr. Bon, 'faut d'abord trouver un job, ça facilitera les choses. Je n'ai donc en vol réel que 20 minutes de pilotage à mon actif (c'est toujours mieux que rien :op ), à bord d'un petit Cessna C152, lors d'un stage d'initiation gracieusement offert par ma chère et tendre lors d'un dernier anniversaire, sur l'aéroport de Rouen - Vallée de Seine (LFOP de son petit nom code ICAO)
 

 

Alors, qu'est-ce que ça fait en vrai ? Ben déjà, ça fait tout petit ^^ OK, le C152 est un tout petit tagazou, mais quand même, j'étais coude à coude avec l'instructeur à l'intérieur (je ne suis quand même pas si gros que ça !). Ensuite, l'intérieur fait... heu... peur :op Le plastique du tableau de bord est on ne peut plus cheap, limite on a peur de faire un trou dedans si on appuie trop fort. Ensuite, ça ne respire pas la fiabilité non plus, ma portière ne fermait pas de l'intérieur, l'instructeur a dû me la claquer depuis l'extérieur plusieurs fois, et selon d'autres témoignages, il n'est pas rare qu'elle... s'ouvre en vol (!). Bon, faut rester positif et se dire que c'est un avion qui a fait ses preuves et qui a entraîné beaucoup de pilotes, il ne doit pas être si mauvais !

Bref, après s'être installé à bord, on démarre le moteur... enfin on essaie, il ne part pas du premier coup. Ayé, il tourne. L'instructeur s'occupe des comm' avec la tour et hop, roulage. Le vrai aéroport ne ressemble pas du tout à celui de FSX, même si la configuration des pistes et taxiways est la même. La piste n'est même pas plane ^^
Petite pause au point d'arrêt de la 22, le temps qu'un autre avion se pose et dégage la piste, puis autorisation de décoller de la tour. Alignement, et... c'est parti ! Evidemment c'est l'instructeur qui pilote, pour une première fois je ne vais pas tenter la manœuvre ^^ On prend de la vitesse, je regarde par la portière... ah ben merde, les roues ne touchent déjà plus le sol, je n'ai même pas senti le décollage ! Autre impression, ça bouge. Beaucoup. Tout le temps. Comme dans les turbulences dans FSX, mais comme si on ne volait QUE dans des turbulences tout le temps. Il fait pourtant beau et il n'y a pas beaucoup de vent ! Et les aiguilles des instruments n'arrêtent pas de bouger, c'est assez déroutant, pas une seule ne reste fixe, du coup je ne peux qu'estimer plus ou moins les mesures, entre deux tressautements. Weird... Mais c'est normal paraît-il ^^
On monte à l'altitude de croisière ( 3-4 000 pieds, je ne sais plus) et, enfin, à moi les commandes... Première mise en palier, j'ai trop le réflexe de me baser sur les instruments (ceux qui bougent tout le temps) pour savoir si je vole droit ou pas, alors que je devrais plus y aller au feeling. Forcément, dans FSX, on ne sent pas les réactions de l'avion, à moins d'avoir une cabine montée sur vérins, mais je n'ai ni les moyens ni la place. Je fais quelques virages, l'utilisation du palonnier ne me pose pas trop de problème, j'en ai bluffé l'instructeur :op Là haut on sent vraiment les forces thermiques à l'œuvre, en passant au-dessus d'une zone boisée l'avion se met à grimper tout seul d'un seul coup, et là je me souviens des leçons de planeur du jeu et je me dis "ah oui en effet, ils l'avaient dit".

Malheureusement 20 minutes c'est trop court et ça passe trop vite, nous voilà déjà de retour en vue de la piste. L'instructeur reprend les commandes pour l'atterrissage (ouais hein, quand même, je ne vais pas le bluffer encore une fois en lui apprenant comment faire... aheum...), et comme à l'atterrissage, je ne ressens quasiment pas le touché (un beau "kiss landing" quoi), sauf quand on commence à rouler sur les lumières de balisage nocturne. Là ça secoue ^^ Retour au hangar en douceur, je descends, encore des étoiles plein les yeux et une seule envie : y retourner ! Un jour, oui, un jour...

 

 

 

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