Le bord d'aile de Cassin

 

 

Les instruments principaux

 

Voici le tableau de bord du Cessna C172 Skyhawk. Les autres avions disposent généralement de ces mêmes instruments (sauf éventuellement l'ULM ou le Cub, moins fournis), qui peuvent se présenter sous une autre forme, mais le fonctionnement reste le même et on prend vite ses marques. Je ne décris pas tous les instruments ici, juste les plus importants. Bon OK, tous sont importants. Mais voici ceux que vous devrez impérativement connaître au début.

 

Nous avons donc :

1. Indicateur de vitesse : il... indique votre vitesse. Si si, c'est fou non ? Comme spécifié dans la section "unités", il s'agit là de la "vitesse indiquée", soit KIAS (knots indicated airspeed), il ne s'agit donc pas de la vitesse réelle (true airspeed, TAS) ni de votre vitesse au sol (ground speed, GS), mais ce sera celle sur laquelle on se basera pour les manœuvres.
L'arc vert indique la vitesse d'évolution normale de l'appareil avec les volets rentrés. En dessous, l'appareil décrochera par manque de portance.
L'arc blanc indique la vitesse d'évolution avec les volets déployés (on en reparlera plus tard). Vous remarquerez qu'il descend plus bas que l'arc vert, signifiant donc (fort logiquement) que vous pouvez voler moins vite sans décrocher lorsque les volets sont sortis au maximum. A contrario, il ne faudra pas dépasser les 85 kts avec ces derniers, sous peine de les endommager (même si FSX ne gère pas de tels dommages... mais autant prendre le coup, surtout que certains add-on, eux, prennent en compte ce genre de trucs :op ).
L'arc jaune est une plage de vitesse à laquelle il est possible de faire évoluer l'appareil par conditions favorables (pas ou peu de vent, température idéale, bonne visibilité, etc...). Néanmoins avec le Cessna pour le pousser jusque là il faudra faire un sacré piqué ^^
Le trait rouge au bout de l'arc jaune est la vitesse à ne jamais dépasser. L'appareil n'est pas conçu pour résister à de telles contraintes et risque de ne pas apprécier la blague (dommages de structures, arrachage des ailes, désintégration totale, explosion nucléaire, rupture du continuum espace-temps, etc..., ce genre de conneries quoi). Enfin comme précédemment, pour l'atteindre avec cet avion, il va falloir y aller...

 

2. Horizon artificiel : il représente de façon schématique votre avion dans l'espace (non, pas l'Espace, frontière de l'infini, dans le ciel quoi). Assez indispensable en simulation car on ne "sent" pas l'avion et on doit recourir à cet instrument pour savoir où on en est.
Les traits horizontaux au-dessus de l'avion schématisé indiquent les degrés de cabré, par tranche de 5°, même chose en-dessous pour les degrés de piqué. Les traits de part et d'autre de l'axe vertical, sur le pourtour extérieur du cadran, indiquent les angles de virage, respectivement 10°, 20° et 30° pour les trois premiers (angles de virages dits "normaux"), puis 60° pour le plus éloigné (et 90° lorsque vous atteignez la limite entre la zone bleue et marron, mais croyez-moi, le Skyhawk n'est pas prévu pour faire ça...). Les traits obliques dans la partie marron de l'indicateur indiquent, eux, des angles de virages de 15° et 45°.
Lorsque le moteur ne tourne pas, l'indicateur d'assiette "tombe" dans le fond du cadran, mais ça ne veut pas dire qu'il est cassé et que vous devez amenez l'avion en révision :op

 

 

3. Altimètre : comme son nom l'indique, vous renseigne sur l'altitude de l'appareil, 0 étant le niveau de la mer. Il fonctionne sur le même principe qu'une horloge : la petite aiguille indique les milliers de pieds, la grande les centaines. Ici il est donc à environ 510 ft, l'altitude de l'aéroport de Rouen - Vallée de Seine (LFOP) où était stationné l'avion lors de la prise de ce screen.
Le petit point actuellement sous le 0 indique lui les dizaines de milliers de pieds, c'est-à-dire que si vous montez au-dessus de 10 000 ft il se sera déplacé sous le 1, pour informer que le cadran a fait un tour complet.
Chose amusante, l'altimètre peut aussi "tourner à l'envers" et passer sous le 0 ft. Non pas que vous serez alors en sous-marin, mais certaines terres sont bien entendues situées sous le niveau de la mer. Allez donc atterrir à I Bar Yehuda (LLMZ) en Israël qui est l'aéroport le plus bas du monde, vous verrez.
L'altimètre peut doit se régler en fonction de la pression atmosphérique, qui vous sera donné par le contrôle aérien lors de votre entrée dans chaque zone ; donc pour éviter les surprises, pensez à le réinitialiser (touche B par défaut) avant le décollage puis à chaque fois qu'un contrôleur vous donnera une nouvelle pression atmosphérique. Ce réglage se fait via le bouton en bas à gauche et est visible dans la petite fenêtre sur la partie droite du cadran, mais FSX est capricieux, ici par exemple il est noté à la façon américaine (29.92" en pression normale au niveau de la mer) alors que les contrôleurs aériens me la donnent à la française (en hectopascals, 1013 au niveau de la mer en pression normale). Bref, mieux vaut se contenter de le régler automatiquement avec la touche B, et tant pis pour les puristes ^^ Sans compter sur la petite fenêtre est très peu précise. A noter qu'avec FSPassenger, vous pouvez régler l'altimètre en tapant la pression atmosphérique directement au clavier, peu importe sa notation.
En passant la barre des 18 000 ft (ou FL180), qui est l'altitude de transition dans FSX (en France elle doit être un peu moins haute), on remettra l'altimètre à sa pression standard (1013 hPa ou 29.92"), quelles que soient les conditions. Bon, bien entendu cela ne concerne pas notre Cessna, qui ne montera jamais aussi haut ^^ (de toute façon le pilote serait mort avant par manque d'oxygène et de pressurisation de l'appareil :op ).

 

4. Indicateur de cap : votre outil principal pour savoir où vous allez. Les nombres indiqués ici sont amputés de leur dernier chiffre pour une plus grande lisibilité, à savoir que le cap 21 correspond donc à 210°. Les pistes des aéroports sont notés de la même façon, une piste désignée par 22 est orientée à 220° (plus ou moins, à 2-3 degrés près).
Attention car l'indicateur peut être faussé s'il est mal réglé (on peut le décaler - avec le bouton en bas à gauche - pour contrer les effets d'un vent de travers par exemple -touche D par défaut pour le réinitialiser). Pour être vraiment certain de savoir quel cap vous suivez, il vous faudra vous reporter au compas magnétique (le gros bloc monté au-dessus du tableau de bord, sur le Skyhawk) ou au GPS.
Le repère rouge sert à la fois au pilote automatique de conservation de cap et de repère visuel. On peut le tourner avec le bouton rouge en bas à droite pour le placer sur le cap souhaité.

 

 

5. Variomètre : indique à quel taux l'appareil monte ou descend (d'où l'indication Vertical Speed dessus), exprimé en pieds par minute. Au sol et en vol en palier, l'aiguille devrait logiquement rester sur 0. Chaque graduation correspond à une centaine de pieds par minute. Donc si l'aiguille est sur le 5 au-dessus du 0, l'appareil grimpe de 500 ft par minute ; sur le 10 sous le 0, il descend de 1 000 ft / min.

 

 

 

 

6. Régime moteur : indique à quelle vitesse tournent le moteur et l'hélice (le Skyhawk étant un appareil disposant d'une hélice à pas fixe. C'est plus compliqué sur les hélices à pas variables, nous verrons cela plus tard). Idéalement, on volera avec un régime moteur situé dans l'arc vert (ici entre 2 100 et 2 600 tours), selon la vitesse à laquelle on souhaite évoluer et/ou la consommation de carburant plus ou moins élevée que l'on voudra atteindre.
Le compteur dans la partie basse du cadran n'indique non pas le nombre de nm parcourus, mais le nombre d'heures de vol. Dans FSX il est commun à tous les appareils du même type, peu importe sa livrée. Par exemple si vous avez volé 10h avec le Skyhawk bleu et que vous prenez le vert, il indiquera 10h également. Il est bien sûr remis à 0 à chaque réinstallation du jeu, donc n'en tenez pas forcément compte ;o)

 

On s'en tiendra là pour le moment, tout au plus peut-on dire que le cadran à gauche de l'indicateur de vitesse indique l'heure et la température extérieure (et peut faire office de chrono en appuyant sur les boutons), et que le cadran le plus à gauche (en haut) indique le niveau de carburant des deux réservoirs (un dans chaque aile).

En règle générale pour tous les instruments de paramètre moteur (pression et température d'huile, etc...), on essaiera de se tenir dans les portions soulignées en vert. Si on est en dehors, ça veut généralement dire qu'il y a un problème.

 

Le tableau de bord Garmin G-1000

 

Certains appareils de la version Deluxe (ou Professionnelle) de FSX sont livrés avec un tableau de bord équipé du système G-1000 de Garmin, qui reprend le même genre de représentation que les avions de ligne. C'est le cas notamment du Skyhawk, l'avantage étant qu'il sera toujours présenté de la même façon quelque soit l'avion.
Voilà à quoi ça ressemble :

La première chose que l'on remarque c'est que tout est numérique et qu'il n'y a plus de cadrans (ou presque : vous retrouverez les cadrans principaux en dessous, en cas de panne des écrans). On aime ou on n'aime pas, perso je préfère les bonnes vielles aiguilles, on a un bien meilleur aperçu de ce qui est indiqué sans devoir lire la valeur (après un temps de prise en main bien sûr).

La colonne de gauche représente la vitesse sous la forme d'une bande verticale. Rien de spécial à rajouter, si ce n'est que la ligne rouge indique que l'avion est à une vitesse trop lente pour voler et donc va certainement décrocher. Bon, vu qu'il est au sol et à l'arrêt, c'est normal ^^ En vol il ne faudra bien sûr pas entrer dans cette plage de vitesse.
La bande de droite indique l'altitude. A noter que sur certains appareils, le sol est modélisé sur cette bande, ce qui est pratique pour l'atterrissage. Lorsque le pilote automatique est réglé, un repère se déplace sur cette bande pour repérer l'altitude ciblée plus facilement (il est ici à 0, donc tout en bas). L'indication en bleu clair tout en bas de la bande est la pression atmosphérique réglée.
L'autre fenêtre juste à côté est le variomètre. Il fonctionne exactement de la même façon que celui à aiguille, dans la partie supérieure l'avion monte, en dessous il descend.
Le reste se passe de commentaire je pense, l'horizon artificiel et l'indicateur de cap sont suffisamment visibles ^^ (sur ce dernier l'aiguille verte est celle du NAV1, le repère mobile est, lui, en bleu clair). Le régime moteur est déporté sur l'écran de droite, à côté du GPS qui est ici affiché en permanence et en grand. Les indications de fréquence radio et de navigation sont dans la partie supérieure de chacun des écrans, mais nous y reviendrons plus tard.

Dans un premier temps, mieux vaut se familiariser avec le tableau de bord standard avant de passer à celui-ci ;o)

 

 

 

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